jeudi 13 août 2009
L'allumeur de rêve, Herbert.
samedi 1 août 2009
Les voleurs d'enfance
mardi 16 juin 2009
Verre de Champagne
Verr' de rouge ou verr' de blanc ?
Dans un bistrot, sur une table,
Question posée communément,
Comme un coup d' pied dans un cartable...
Verr' de rouge ou verr' de blanc ?
En attendant le marchand d' sable,
Regardez jouer les p'tits enfants
Et laissez-les sortir de table !
Verr' de rouge ou verr' de blanc ?
Je préfère un verre de vin,
Le ventre rond d'une maman
Et son bébé tétant son sein.
Verr' de rouge ou verr' de blanc ?
Vert d'espérance en mon destin,
Rouge de colère lorsque je sens
Qu'ils veulent m'enlever ta main.
Mais c'est fini ça maintenant,
Tu es mon pays de cocagne,
Et quand j'y s'rai, mon ange blanc,
Pour moi ce s'ra verr' de Champagne !
vendredi 6 mars 2009
La comptine des trois soeurs
Je connais deux soeurs Brontë,
Où est la troisième ?
Où est la troisième ?
Je connais deux sœurs très douées,
Où est la troisième ?
La troisième s'est envolée !
Elles écrivent sans se stresser,
Où est la troisième ?
Où est la troisième ?
Elles écrivent sans se presser,
Où est la troisième ?
Elle ne va pas les dépasser !
Elles s'dépensent sans compter,
Où est la troisième ?
Où est la troisième ?
Et elles écrivent sans compter,
Où est la troisième ?
Sans compter le nomb' de pieds !
Je connais deux sœurs Brontë,
Où est la troisième ?
Où est la troisième ?
Je connais leurs maux légers,
Où est la troisième ?
La troisième veut les imiter !
La première elle s'appelle Audrey,
Où est la troisième ?
Où est la troisième ?
Elle fait tout' seule les mots jongler,
Où est la troisième ?
La troisième s'en est emparée !
Puis Stéphanie qui vient après,
Où est la troisième ?
Où est la troisième ?
Elle habille les mots comm' des poupées,
Où est la troisième ?
Elle vient les déshabiller !
Je connais deux soeurs Brontë,
Où est la troisième ?
Où est la troisième ?
Qui en s'lisant vont bien s'marrer,
Où est la troisième ?
Car la troisième est transsexuée !
Je connais quelques secrets,
Où est la troisième ?
Où est la troisième ?
De leurs cœurs sur des lignes posés,
Où est la troisième ?
Car c'est un frère en vérité !
Je les aime bien les sœurs Brontë,
Où est la troisième ?
Où est la troisième ?
Leur écriture en parenté,
Où est la troisième ?
En train de finir ce couplet !
mercredi 17 décembre 2008
Victime d'intéressite aigüe ?
jeudi 16 octobre 2008
Dandy ?
Dandy ? Je fus un certain nombre de fois affublé de ce qualificatif. Alors, costume « pied de poule », gilet boutonné et montre à gousset, dans les couloirs des compartiments du transcybérien ? Non, aujourd’hui, ce serait plutôt, guêpe au travail avec le dard de la plume, parapluie anglais, chaussures pointues, pantalon stretch noir, vieux cuir trois-quarts et chemise jaune. Le cocu me va si bien…
mercredi 15 octobre 2008
Mignonne, allons voir si... Le café d'à côté sert encore !
Profite mignonne !
Puisque te voilà l'écrivaine inspirée,
Je te le dis, rien ne m'étonne,
L'écriture c'est la vie rêvée.
Ça coule comme de la sève
Ça roule comme des bosses,
Et s'il arrive que nos rêves,
Parfois tombent sur un os,
Il nous reste ce langage
Pour dialoguer encore,
Venu d'un autre âge
Nous indiquer le Nord.
Laisse-Toi guider
Par ton envie profonde,
Parcours les sentiers
Des cafés à la ronde.
Regarde les s'taper
Les p'tits noirs au comptoir,
Et vient nous raconter
Tes plus belles histoires ;
Celles d'un coeur qui saigne,
Qui sait raccommoder
Les accrocs qui s'imprègnent
A ton âme espérée.
Car sans elle c'est souci,
Je te le dis l'amie,
C'est dans ton verbe écrit
Que s'embellit la vie.
lundi 8 septembre 2008
Copiée Collée
Me fit cadeau d'une boutade,
Un matin calme, un soir d'été,
Ma mémoire est en débandade...
Mais des jolis mots griffonnés,
Dont je lus la folle escapade,
Je garde dans mes ports tout gais,
Mes morues d'Ulm en des brandades...
Alors pourquoi nous font rêver
Tes explosions de stars malades ?
Et tes novas inanimées,
Dans ce Paris en cavalcade ?
Elles sont faites pour durer,
De l'Etoile jusqu'au vieux stade,
Rue Pergolèse ou rue Duret,
Des perspectives en cascades...
Car t'es lutine et toujours fée,
Quartier latin, de tes tirades,
A rallumer, lame enflammée,
De ta baguette, quelque aubade.
La mienne sous mon bras, scellée,
Obscur objet de rigolade,
Et le pinard et le béret,
Font l'enchanteur de chansons fades.
Paris, c'que tout pour un baiser
Sur tes sourires adorables,
Pour qui tout l'monde se risquerait,
Paris s'en fout ! Paris s'ensable...
Et dans les temps qui vont passer,
Comme une couleur détachable,
Je voudrais voir dans le Marais,
Celle de nos amours palpables :
Faite de lettres, de billets,
Correspondances ineffables,
Amours ludiques et gonflées
De nos faux-airs irrespirables.
J'en garderai le goût salé,
Le caramel de nos palabres,
Et son arrièr'goût de brûlé,
Qui sous la langue est délectable.
De ta géné' copiée collée,
Celle de l'ère du portable,
Je vois des tas de pluies tomber,
Comme des crayons d'un cartable...
Comme ton ombre évaporée,
Tes traits de plume inimitables,
J'essaie bien de les ramasser...
C'est ma richesse véritable.
mardi 19 août 2008
L'après
Des après-guerre où tout chantait,
Des baby-booms où tout sourit,
Faisant l'amour l'après-midi...
Après l'amour, la cigarette,
Après manger, la cigarette,
Café, vin rouge et ronds d'fumée,
Sur des balcons ensoleillés.
Des après-skis pour les enfants,
Bonhomm' de neige et noëls blancs,
Tous ces moments qu'on apprécie,
Dans les chaleurs d'après-minuits.
Mais l'après-match, quand on le joue,
Là, on se dit bien après coup,
Que peu importait après tout,
C'est bien le déluge après nous.
Vient alors le temps des afters,
Celui qui nous couche à pas d'heure,
L'après-rasage à ces réveils,
C'est pas du lait après-soleil.
On se croit la raison vivante,
Sortie du service après-vente,
Mais hors-délai, après la course,
On cherche encor l'cordon d'la bourse...
Et puis tant pis si le tort tue,
Puisqu'à la fin se substitue,
A des passés décomposeurs,
Un futur simple et ravageur.
Mais l'âme comme le temps change,
Et de voir passer les mésanges,
Quand l’une, un jour, vient se poser,
La lumière en est transformée.
C'est la loi de l'infinité,
Des jours qui passent, poids qu'on tait,
Mais de guerr' lasse il faut songer
A laisser place à la gaîté !
