lundi 17 mars 2008

La Fée-line

Je fis, un jour, à une fée siérine,
Une fille faée, un rien féline.

Fine comme une aiguille, c'est un chat
Que le fil des jours mène au loin de moi.

A chat que fête, pour nos retrouvailles,
Mon chat, l'ange, est bien sûr que ce chat m'aille.

Vive et sauvage comme l'herbe folle,
L'herbe à chat, Elle dont le vent raffole...

De son regard qui fait le chat s'marrer,
De ses yeux d'outremer d'un bleu perçant,

Des vagues de sa blondeur, chat-marée,
Elle t'envoûte telle un chat-huant.

Mon coeur-chat vire vers ma belle enfant,
Dont les chats-mots traversent mon désert,

Et dont l'indépendance, si chat lent,
Si chat fouine, trouve, elle aussi, les vers...

Eh ! Toi.. Le garçon ! T'attends qu'elle te t'chatte ?
Chat ou pas chat, tu sais pas c'que tu rates !

Ma fée-line est dans son monde un peu froid,
Là-bas, Elle te vit, Elle, en beau chat...

Et voilà : Le destin, ma chatte, y est,
Ton papa retourne a son chat t'aimant.

L'effet, l'instant, le chat grinçant, qu'il cesse,
Comme un chat pelé pour t'offrir des messes.

7 commentaires:

B a dit…

La fée et le pêcheur ont beaucoup de chance d'avoir ce père, même s'il est loin, même s'il se croit si mauvais.
:-)

Marie a dit…

Je ne serais ni chat ..hier , ni chat...loupe ...
Je savoure tes chat..ô et je mets chappe lierre...:o)
J'aime cette poésie quand tu la chat...hutte...
Pensées amicales ...
Douce fin de journée Michel ...
Gros bisous...

Talisman a dit…

Salut,

Jolie :)
Chat-Peau ;)
Très beau jeu de mots, bravo.

Bye

Tifenn a dit…

oups, pas passé! je disais donc que j'étais chat-(desa)rmée...merci!

Made by Mkat a dit…

Merci de ton passage par chez moi et pas très loin de toi...
Moi aussi j'aime autant les chats que je déteste la bêtise...
au plaisirs de croiser tes mots à mes images
Mkat

Julie a dit…

L'ondulation qui fait se mouvoir vos mots dans le texte en question n'est pas sans m'émouvoir, vos "petites choses" me rappellent le parti pris qu'avait pour elles un certain Francis Ponge; et la silhouette un peu altière, un peu éphémère de votre fille-faée me semble faire écho à celle d'un chat nommé Tibère... Votre amour des fleurs malignes baudelairiennes nécessitait bien l'apparition ici d'une Fée-line... Sur ce, bon vent Capitaine.

Julie* a dit…

Je vous remercie beaucoup de votre commentaire qui m'a fait très plaisir. Bonne continuation avec les mots, la plume et tout le toutim ;)